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jeudi 29 juin 2017

Hôtel de Rohan (1)

Pourquoi l'hôtel de Rohan est-il voisin de l'hôtel de Soubise ?
Parce que l'évêque de Strasbourg et futur cardinal, Armand Gaston Maximillien de Rohan, était le fils de la princesse de Soubise.
C'est l'architecte Pierre-Alexis Delamair qui fut, en 1705, chargé de l'édification de l'hôtel de Rohan; il avait déjà construit l'hôtel de Soubise.
Saisi comme bien national à la Révolution, l'hôtel verra son mobilier dispersé, sauf une partie de la bibliothèque aujourd'hui à l'Arsenal.
En 1809, Napoléon installera dans ces murs l'imprimerie impériale (aujourd'hui nationale). Celle-ci ne quittera les lieux qu'en 1927 (Clic !).
L'hôtel de Rohan sera dès lors affecté aux Archives nationales.

Pour nous y retrouver, prenons de l'altitude.
Matérialisé en bleu, l'immense quadrilatère des Archives nationales bordé par la rue des archives à l'est, la rue des quatre fils au nord, la rue vieille du temple à l'ouest et la rue des Francs-bourgeois au sud, représente encore aujourd'hui l'ensemble des propriétés de la famille Soubise.
L'hôtel de Rohan est cerclé de rouge.


De l'extérieur, le porche porte encore la mention "Archives nationales".


Nous voici à l'intérieur de la cour d'honneur


Très minérale, la façade impressionne par son élégante austérité


Typiquement parisien, l'hôtel est construit "entre cour et jardin"



Nous passons maintenant dans la seconde cour dite "cour des écuries".



Dans cette cour, les bâtiments sur rue sont restés dans leur jus


Deux abreuvoirs à chevaux de belle taille entourent la porte



Chef d'oeuvre du sculpteur Robert Le Lorrain, ce bas-relief représente "les chevaux du soleil".



Téléportons-nous à présent de l'autre côté de l'hôtel pour admirer la façade sur jardin



Cette dernière photo montre la façade après les récents travaux de ravalement (28 juin 2017).


L'hôtel de Rohan est actuellement fermé pour travaux.

à suivre... 

87, rue Vieille du Temple, Paris III°.

mercredi 28 juin 2017

Cour... mais longue !

Même dans des quartiers où l'on ne s'y attend pas, on trouve parfois des trésors cachés.
Regardez ce grand porche qui titille ma curiosité et fait freiner mon fougueux destrier:



 La grille est ouverte... Nous entrons dans un espace tout en longueur



Les habitants n'ont pas attendu les injonctions municipales pour fleurir leur cour


On imagine les ateliers au rez-de-chaussée et les logements en étages



Est-ce l'absence de béton ? On a l'impression que les habitants sont heureux dans cet environnement à taille humaine.



261 rue du faubourg Saint-Martin, Paris X°.

lundi 26 juin 2017

Le jardin des jeunes pouces (2)

En janvier dernier, je vous avais fait part de la destruction au bulldozer d'un petit jardin autogéré dans le XI°, je jardin des jeunes pouces (Clic !)


Madame Hidalgo est contente: les habitants ne peuvent plus profiter de ce petit coin de verdure en pleine ville...
Malgré cela, la nature reprend ses droits. En témoignent ces photographies que j'emprunte au site des jeunes pouces:





Ne laissons pas tomber les habitants qui se battent contre l'arbitraire municipal. 
Rejoignez-les sur l'autre réseau social: Clic !


7 passage de la Folie Regnault, Paris XI°.

La rue parisienne (8)

Tandis que les rues et les avenues dédiées aux futurs jeux olympiques sont balayées trois ou quatre fois par jour, voire continûment, les voies où demeurent seulement quelques milliers de parisiens n'ont pas droit au même traitement. 
Après tout, le peuple peut bien continuer à vivre dans sa soue sous le regard vide d'une municipalité incompétente, l'important est que l'élite, le CIO et le septième arrondissement soient contents !

Je continue donc mon feuilleton.
Voici le résumé des chapitres précédents:

Du 1 au 5 juin:

Du 6 au 11 juin:

Du 12 au 17 juin:

Semaine du 18 au 25 juin:






Le mois de juin a aujourd'hui 25 jours et en 25 jours, nous constatons:

Pour les ordures: dépôts quasi-quotidiens. enlèvement à peine hebdomadaire.
Pour les tags: rien n'est fait.
Pour les affiches sauvages: un nettoyage post élections, renouvellement quotidien.
Pour les pieds d'arbres/décharge: rien n'est fait.

Question: Connaissez-vous un arrondissement où les services dits de propreté sont aussi incompétents que dans le XVIII° ?

Les rideaux de fer de la rue Cavallotti

Et voici la seconde bonne raison d'aller rue Cavallotti.

L'histoire commence en 1994 quand un collectif d'artistes locaux nommé "Les gazelles" décide d'égayer les rideaux de fer de la rue Cavalotti en y peignant des reproductions de tableaux célèbres (Toulouse-Lautrec, Gauguin, Braque, etc...).

Malheureusement, ces œuvres subiront la hargne destructrice des tagueurs imbéciles (pardon pour le pléonasme) qui préfèrent une ville à leur image, c'est à dire sale et moche.

Il faudra attendre 2011 pour rendre le sourire à la rue. À l'instigation du conseil de quartier, décision est prise de recouvrir les tags par de nouvelles œuvres qui représenteront des affiches célèbres liées à la vie montmartroise. Ce sont elles que nous voyons aujourd'hui.

Aujourd'hui, l'engeance tagueuse est revenue, hélas, sous le regard bienveillant d'une ville de Paris qui a depuis longtemps abandonné l'idée d'une ville propre...


Le problème, voyez-vous, c'est qu'afin de voir les œuvres peintes, il faut que les rideaux soient baissés, et donc les boutiques fermées...


Juste à temps pour deviner un "Chat noir":


Le moulin de la galette pour une boulangerie ? C'est cohérent.



Une image du merveilleux Gaumont-Palace, détruit au profit des bétonneurs de la laideur. 







En fait, les tagueurs sont des animaux. Ils gribouillent là où ils passent comme les mammifères pissent dans les coins... 



Bonne idée le rideau de fer derrière la vitrine !




Rue Cavallotti, Paris XVIII°.