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mercredi 22 novembre 2017

Les dessous de la gare du nord

En nombre de passagers, la gare du nord est la plus importante gare du monde... ou plutôt serait si le Japon n'existait pas. En effet, Les 23 premières gares sont toutes au Japon (Shinjuku Station, Tokyo = 1.260.000.000 passagers par an) ; la gare du nord se classe 24° avec "seulement"  262 millions de passagers annuels.


Construite en 1864 par l'architecte Jacques Hittorff selon le choix du baron James de Rothschild, alors patron de la Compagnie du Nord, notre gare verra de nombreux agrandissements au cours des années, à commencer par la gare-annexe édifiée en 1900:


La somptueuse façade monumentale ne sera classée Monument historique qu'en 1975. Elle expose sous formes de statues les principales villes desservies par la Compagnie du Nord.


Parmi ces villes, il est une curiosité peu vue: le sculpteur avait mal calculé la longueur du mot Valenciennes, il l'a donc tout simplement abrégé d'une curieuse manière... Que les valenciennois nous pardonnent !


Entrons !


Le long de la façade, surplombant les voies, une coursive vitrée court sur toute la longueur du hall principal:


J'adore cette vue prise d'une fenêtre de ladite coursive:


Par faveur spéciale, nous avons pu pénétrer dans cet immense couloir:


De place en place, d'antiques poêles en fonte nous rappellent qu'il n'y a pas toujours eu de chauffage central. Des bas-reliefs sont également disposés ça et là; je n'en connais pas l'origine. 



Mais le plus étonnant, ce sont les bureaux occupés aujourd'hui par le personnel de la gare. Regardez celui-ci: cheminée en marbre, grand miroir doré...


et à droite de la cheminée, cette porte ouvre sur... un cabinet de toilette !
Le lavabo est d'époque.
En fait, ces bureaux étaient des chambres mises à la disposition des directeurs de la compagnie afin qu'ils puissent se reposer... Heureuse époque !


Nous grimpons à présent sur les toits de la gare !


Le grand bâtiment que nous apercevons est l'ancien siège de la Compagnie du Nord. Nous l'avions visité en juillet dernier (Clic !).


Observez que le sommet des verrières présente une aération permanente qui était bien utile au temps de la vapeur.


Retour à l'intérieur, sur le toit des bureaux !
Je vous accorde bien volontiers qu'un petit coup de balai ne serait pas superflu.


Ce n'est pas une maquette, c'est une vraie gare !
Question: comment font les femmes de ménage pour nettoyer les colonnes ?


Je ne me lasse pas de cette vue


Nous descendons encore d'un niveau pour nous retrouver dans les souterrains de la gare. Par ici passent tous les réseaux et tous les fluides; autant vous dire que c'est hautement sécurisé.


Un vrai labyrinthe 


Et soudain, toujours dans les sous-sols, nous débouchons dans les consignes à bagages:


Mais le plus drôle se situe à côté: le dépôt des objets trouvés !
Un incroyable capharnaüm où l'on trouve de tout... 


... et même un coffre-fort !
Trop lourd pour être enlevé, pas d'accès pour une grue mobile, il est vraisemblable qu'il survivra à la gare...  



   
Cette gare est belle. Soyons vigilants car dans l'ombre des cabinets, de funestes projets sont en gestation (Clic !


Gare du nord, 112 rue de Dunkerque, Paris X°.

mardi 21 novembre 2017

L'énigme de la rue des cascades

Envoyée par Jean-Claude B. voici une nouvelle énigme qui, j'en suis sûr, ne résistera pas longtemps à vos neurones surentraînés ! 
Qu'est-ce que c'est que ça ?


Cette chose se trouve au 78-80 rue des cascades, dans le XX° arrondissement.


lundi 20 novembre 2017

Passage de la Boule blanche

Ce passage doit son nom à l'enseigne d'un magasin ouvrant rue Saint-Antoine. En 1700, on décida de percer une voie qui donnerait aux Mousquetaires un accès direct et rapide à leur hôtel de la rue de Charenton. L'hôtel des Mousquetaires se trouvait à l'emplacement de l'hôpital des Quinze-vingts.


La façade de la rue Saint-Antoine n'a rien d'extraordinaire...


Mais en s'approchant du porche (ouvert), on voit... une boule blanche !



Pas très long (80 m) mais typique de ce quartier qui fut jadis consacré au meuble et rempli d'artisans.


Terriblement actuel, le sexagénaire en trottinette... à quand le youpala ?


Bien caché dans son recoin, n'est-il pas mignon ce petit escalier ?


Seul, un œil de faucon l'avait vue: une queue de cochon !


Cette vieille enseigne nous prouve s'il en était besoin que bien avant que des pédants nous parlent d'économie circulaire, on savait ne rien perdre.


En face d'une jolie porte, un ancien bec de gaz:


Un passage dans le passage, qui porte le numéro 9:


Si j'en crois Jacques Hillairet, dans cette cour, en 1829, Lacenaire commit un de ses crimes. Qu'à cela ne tienne, nous entrons !


Plus de cadavre mais une charmante courette derrière les fenêtres de laquelle des gens travaillent.



Un dernier regard à notre passage


Et nous nous retrouvons rue de Charenton !


47 rue de Charenton et 50 rue du faubourg Saint-Antoine, Paris XII°.

Rambolitrain - Rambouillet

Hors Paris

Notre envoyé spécial Claude P. a décidé de nous faire visiter un endroit magique qui donnera, j'en suis sûr, des idées de balades à tous les amateurs de petits trains. En route pour Rambouillet !
En plein centre-ville, place Jeanne d'Arc, le musée se présente comme une grosse maison de ville dissimulée derrière les arbres:


Dès l'entrée, des kilomètres de vitrines qui vous présentent des trains-jouets d'avant-guerre, en tôle, à l'échelle O (1/43).


Vous serez éblouis devant le diorama représentant le dépôt d'Ambérieu au temps de la vapeur. 
Tout y est. Les nappes de fils téléphoniques, la brouette, les traces de fumée au-dessus des portes... 


Vous commencerez ensuite la visite de la grande maquette (échelle O) par une reproduction plus vraie que nature de la gare de l'est à Paris; ambiance années cinquante-soixante assurée !
Il y a même une pissotière à gauche de la gare, ça manque aujourd'hui...


Les autobus à plateforme attendent les voyageurs. Les G7 règnent en maîtres sur la station de taxi.


C'est l'animation classique d'une grande gare au temps glorieux de la vapeur.
Sur les quais, avec leurs chariots mobiles, des vendeurs de friandises, de boissons, de journaux sont au service des clients...  Autant de petits métiers disparus qui étaient pourtant bien utiles.



Gros plan sur les quais: Les porteurs (disparus) aident les voyageurs devant un homme-sandwich (disparu) tandis que les bagages enregistrés sont conduits au fourgon à bagages (disparu) par des petits chariots électriques.


Comme dans chaque grande gare, la poste dispose de ses installations; on voit à l'arrière-plan les voitures postales (disparues) prêtes au départ, cependant qu'un train auto-couchettes (disparu) se prépare à emmener ses clients vers une destination lointaine mais en sécurité.


La nuit est tombée mais l'activité ne cesse pas dans les locaux de la poste.
Savez-vous qu'on pouvait jusqu'au départ du train déposer dans une boîte à lettres prévue à cet effet son courrier urgent qui était trié dans le train et distribué à l'autre bout de la France le lendemain matin ?


Licence poétique, le Moulin rouge domine les voies de la gare de l'est !


Il faut prendre le temps de regarder tous les détails


Le poissonnier a sorti ses étals tandis qu'à droite des marchandes des quatre saisons animent la rue.
Avez-vous vu la petite voiture rouge garée devant le boulanger ? Il s'agit d'une Messerschmitt !


À gauche, un triporteur de chez Nicolas livre du vin au café tandis qu'à droite, un camion Citroën de chez Calberson attend...


On fait la fête au troisième étage !
Remarquez au rez-de-chaussée le magasin de vêtements "Au gagne-petit", une enseigne disparue. Notez aussi le mur peint portant le fameux slogan "Dubo, Dubon, Dubonnet", si populaire dans les tunnels du métro parisien.


À quelque distance de là, le dépôt Sncf, avec au premier plan la tour permettant de charger le charbon par gravité:


Le curieux portique au centre de l'image permettait de faire le plein d'eau. Au fond, la plaque tournante:



C'est jour de marché au village !
Notez à gauche la camionnette "type H" Citroën portant fièrement l'enseigne "Primistères".



L'usage du cabinet est interdit pendant l'arrêt du train en gare !


Plus d'information sur le site du musée: Clic ! 

Un grand merci à Claude P. pour ce joli reportage !

Entrée: 4,50 €

4 Place Jeanne d'Arc, Rambouillet (Yvelines).

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